Rédaction

Lori Victor recoit le bourse NBOG – Tontine

:: Le français suit ::

Nuit Blanche Ottawa + Gatineau is proud to announce that it has partnered with Ottawa’s Tontine Award in order to support and honor a female artist and her project for this year’s “HYPE” festival.   This new initiative is in addition to two other micro-grants given yearly by the Tontine organization:

“The NBOG-Tontine award is a new initiative this year to support female artists in the region and we are excited to present Lori Victor as our first recipient. Lori Victor is consistently pushing herself to tell critical stories through her practice that question our cultural history, identity and our sense of respect within the environment. This is the fourth year she has produced engaging and important work for the Nuit Blanche program and it is an honour to work with Victor. “.  Dr. Megan Smith, Creative Director, Nuit Blanche Ottawa + Gatineau

Lori Victor is currently completing her MFA and contacted us from Vermont to accept the award:

“It is gratifying to be selected for the Tontine Award as it not only recognizes my effort as an artist but also because it reflects my work in terms of community. My art strives to make a statement and to create a dialogue regarding subject matter that affects us all.  By being selected by a group of like-minded women – the Tontine Committee – I feel together we are enriching our community through art.” Lori Victor, visual artist

The Tontine award, inspired by women in francophone Africa who support themselves, their families and each other through micro-finance cooperatives known as “tontines”, is similarly supporting art in our community, through women who also contribute through their artistic practice:

The Tontine Award members are delighted to be supporting Lori Victor with an award to contribute to Nuit Blanche 2015. The Tontine Awards create space for recognizing the specific talents of women artists in Ottawa-Gatineau, including how their voices contribute to the vibrancy of our community. Lori’s work pushes boundaries, challenges gender stereotypes and makes people stop and think about the world around them, and the people in it. We are eagerly anticipating her work for the forthcoming Nuit Blanche!Erin Leigh, Tontine Awards

Please join us in congratulating Lori Victor by stopping by to meet her and to see her project on the night of September 19th. Exhibiting with us for a fourth year, Lori is committed to her work and we promise you will not be disappointed with this year’s installment.

In the meantime, we invite you to visit the Tontine Awards website to learn more about this fantastic initiative in our community and the people who created it and support it:

www.boursestontineawards.ca 

And of course, don’t forget to visit the artist’s website to learn more about her artistic practice!

www.lorivictor.com

The Nuit Blanche Ottawa + Gatineau Team

www.nbog.ca

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UN BLOGUE PAR Simon Fuh: Cheryl Pagurek ET LA NUIT BLANCHE OTTAWA + GATINEAU

PHOTO COURTESY OF THE ARTIST AND PATRICK MIKHAIL GALLERY. PHOTO FOURNIE PAR L’ARTISTE ELLE-MÊME ET LA GALERIE PATRICK MIKHAIL 

par: Simon Fuh

Établie à Ottawa, Cheryl Pagurek utilise plusieurs techniques artistiques, mais s’intéresse particulièrement à la photographie et à l’art vidéo. Durant les vingt dernières années, ses œuvres ont été exposées un peu partout au Canada, notamment dans de nombreux centres gérés par des artistes situés à Ottawa, Gatineau et Victoria et à l’occasion d’événements artistiques dont la Nuit Blanche Ottawa+Gatineau, Luminocity (Kamloops) et Art Souterrain (Montréal). Selon elle, ses œuvres, qui sont en évolution constante, diversifiées, envoûtantes et exécutées d’une manière consciencieuse, explorent et perturbent les attentes du public à l’égard de la photographie et de la vidéo.

Bodies of Water fut l’un des projets sélectionnés pour faire partie de la programmation de la Nuit Blanche Ottawa+Gatineau en 2014. Cette projection, présentée sous la forme d’une grande boîte lumineuse, faisait appel à la participation des passants en sollicitant d’une part leur vue, d’autre part, leur ouïe, grâce à des sons émis par de grands haut-parleurs cachés. Des dessins et des images “représentant la fluidité des gestes du quotidien et des paysages urbains étaient projetés sur la surface de l’eau”. Cette projection illustrait bien la relation entre le récit du voyage humain et la couleur, l’énergie, la permanence et le caractère éphémère associés à l’eau mouvante. Bodies of Water fut l’un des coups de cœur du public lors de la Nuit Blanche. Ce projet a également été présenté au festival Luminocity.

Le projet que Pagurek est en train de réaliser est une installation audiovisuelle interactive qui intègre un système de télédétection 3D et qui a pour but d’amener les spectateurs à réfléchir aux liens qu’ils créent et entretiennent au quotidien dans un monde où la technologie et les réseaux sont dominants. Il est possible d’avoir un aperçu de ce projet, qui est en cours de réalisation, à l’adresse suivante : www.cherylpagurek.com. En mettant sur pied ce projet, qui s’annonce touchant, fascinant et empreint de beauté, Pagurek a plongé dans l’univers des nouveaux médias. Ce projet pourrait marquer un tournant inattendu dans sa carrière. “Tout cela est nouveau pour moi. Une partie de mon travail consiste à découvrir les possibilités qu’amène la création. Grâce à la technologie numérique, ce potentiel est d’autant plus immense. Lorsque je crée un projet, j’essaie toujours de me dépasser d’une manière ou d’une autre. Je laisse les idées venir, j’essaie de nouvelles choses et je me laisse guider par l’œuvre”, explique-t-elle. Les technologues d’Artengine Ray Gould et Jean-Claude Batista aideront Pagurek à réaliser ce projet au cours des prochains mois grâce à leurs habiletés en conception sonore et en développement de logiciels.

Le travail de Pagurek a évolué au fil des ans, notamment en ce qui concerne les matériaux qu’elle emploie et l’environnement dans lequel elle travaille. En effet, elle privilégie les lieux publics plutôt que les centres d’art gérés par des artistes. “Lorsqu’une personne entre dans une galerie, c’est qu’elle a délibérément choisi d’entrer dans cet endroit. Ce qui est différent et valorisant avec l’art public, c’est qu’il est possible d’influencer des gens qui n’ont pas de connaissances poussées en arts et pour qui il est possible de s’abandonner à une œuvre le temps d’un instant”, précise-t-elle. Elle a participé à plusieurs festivals et a contribué à un projet d’art vidéo. Avec un peu de chance et de savoir-faire technique, il est donc fort probable que cette nouvelle œuvre d’art interactive sera une réussite et saura captiver l’attention du public.

Pagurek est passée de la sculpture et l’art de l’installation au début des années 1990 à la photographie et aux nouveaux médias. Elle ne craint donc pas les nouveautés technologiques et évolue au gré des possibilités qui se présentent aux artistes depuis l’arrivée des médias numériques. Bien que l’aspect technique de son travail ait changé, son allégeance esthétique reflète toujours sa curiosité, sa sensibilité et son audace. Au sujet de l’enthousiasme que les nouveaux médias peuvent susciter, Pagurek souligne que la nouveauté est bénéfique, mais qu’il est important de demeurer conscient de la façon dont les changements influencent le comportement des gens. Pour cette aficionada des galeries d’art, la technologie doit être utile; les œuvres d’art que la technologie contribue réellement à rendre intéressantes demeurent les plus attrayantes.

N’oubliez pas de visiter le site Web de Cheryl Pagurek afin de découvrir ses œuvres.

Simon Fuh est un étudiant en beaux-arts, Département d’Art Visuel, Faculté des beaux-arts, University of Regina.

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Un blogue par Kolby Kostyniuk: Alejandra Vera et la Nuit Blanche Ottawa + Gatineau 2013

Vera picture

par: Kolby Kostyniuk

Quiconque a pris quelques clichés pendant la Nuit Blanche Ottawa + Gatineau 2013 s’est laissé émerveiller par LA lampe gigantesque installée sur la rue William entre York et George. Comme un phare dans la nuit, la Nightlight d’Alejandra Vera nous en a littéralement mis plein la vue pendant l’événement. Pour que cet objet étranger prenne vie, les passants étaient invités à participer au processus artistique en le photographiant; le flash de leurs caméras activait l’éclairage de la lampe, qui illuminait et électrisait la nuit blanche.

Pour cette artiste émergente à Ottawa, NBOG représentait l’occasion de combiner son travail et l’intérêt qu’elle porte à la communauté. « Les événements comme la Nuit Blanche sont des occasions uniques autant pour les artistes que pour la communauté. Ils donnent la chance à la population de découvrir l’art contemporain et permettent aux artistes de travailler sur des projets éphémères et, avec un peu de chance, de sortir de leur zone de confort ». Née en Équateur, Alejandra Vera s’est installée au Canada pour compléter ses études et a obtenu un baccalauréat en beaux-arts (peinture et sculpture) du Nova Scotia College of Art & Design. Aujourd’hui, elle pratique la peinture, la sculpture et l’art de installation. Par contre, elle ne privilégie aucune technique particulière et s’intéresse plutôt à la façon dont les idées sont transposées dans des œuvres grâce à différentes techniques et sous différentes formes d’art. Son but premier est d’étudier la relation qui existe entre la technique, l’espace et le spectateur. « J’aime jouer avec les idées préconçues qu’ont les gens sur la peinture ou la sculpture et avec l’influence de ces préjugés sur les œuvres. Autrement dit, je m’intéresse à l’écart qui existe entre ce que le spectateur voit et ce qu’il connait », explique Vera. Nightlight est un projet d’art collaboratif exceptionnel puisqu’il reflète le souci de l’artiste de valoriser la différence entre ”ce que l’on voit et ce que l’on sait”. Ce projet se distingue aussi par la forme et la taille de l’œuvre, l’endroit où elle est installée, les matériaux utilisés pour la créer, mais aussi par les comportements qu’elle déclenche, qui sont influencés par la culture populaire.

Vera s’intéresse aux matériaux et aux formes qui font partie de notre environnement urbain. Elle a donc utilisé la même pellicule réfléchissante qui recouvre les panneaux de signalisation sur les routes pour recouvrir la lampe. Cette pellicule réfléchissante a tout de suite attiré l’attention de Vera alors qu’elle se promenait le soir, mais ce qui l’a surtout animée, c’est le désir de créer un projet en utilisant la technologie, une installation qui reflèterait notre vie et nos comportements quotidiens.

Habituée de créer des installations dans des galeries d’art, Vera a pris les mesures nécessaires pour réussir à adapter Nightlife à l’espace public. Elle aime élaborer des projets en plein air et dans les espaces publics et est soucieuse de bien connaître l’espace dans lequel elle travaille. Selon elle : « Il est important de tenir compte du public, des caractéristiques propres à l’emplacement et du lien qui unit l’œuvre, l’espace et le temps. » Dans une galerie d’art, il est plus facile de contrôler l’espace, de plus, la participation du public y est plus directe que dans un lieu public. Pour que son projet soit une réussite, Vera voulait comprendre les déplacements du spectateur, les dynamiques présentes dans l’environnement et le changement de l’éclairage. En cours de route, elle a contacté les propriétaires de commerces environnants pour les convaincre d’éteindre les lumières et les enseignes de leurs magasins pendant une nuit. Au moment de la mise en place, quelques problèmes sont survenus, mais ont été réglés rapidement. Vera était libre de présenter l’œuvre et d’occuper l’espace dont elle disposait comme elle le souhaitait puisque que les organisateurs du festival étaient favorables aux procédures et aux changements qui accompagnent généralement l’installation de ce genre d’œuvre contemporaine. Vera estime que l’expérience qu’elle a vécue lors de la Nuit Blanche 2013 fut d’une valeur inestimable puisqu’elle lui a permis de se familiariser avec l’art éphémère et, en quelque sorte, de sortir de sa zone de confort.

N’oubliez pas de visiter le site Web d’Alejandra Vera afin de découvrir ses œuvres.

Kolby Kostyniuk est un étudiant en beaux-arts, Département de Film, Faculté des beaux-arts, University of Regina.

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La FRÉNÉSIE de Nuit Blanche Ottawa + Gatineau

par: Lydia Miliokas

Cette année, les organisateurs de la Nuit Blanche Ottawa + Gatineau invitent les artistes à s’inspirer du thème FRÉNÉSIE∕HYPE pour réaliser leurs créations. Ces mots sont évocateurs de paradoxes et chargés d’une myriade de significations positive et négatives associées à la fébrilité individuelle et collective à l’approche d’un événement, à l’excès, à l’illusion et, par la force des choses, au désenchantement. Comme il en est question dans l’appel aux artistes publié il y a quelques jours par l’équipe de création de NBOG, la théorie du Hype Cycle élaborée par Gartner Inc. illustre bien comment le mot hype désigne à la fois un état et un processus, un concept très abstrait qui se matérialise par son application. Les organisateurs de NBOG 2015 proposent aux producteurs culturels de s’inspirer de la nuit et de laisser la frénésie les guider vers un nouvel espace expérimental où ils seront libres d’échanger leurs idées, de les développer afin d’innover et de faire ressortir le plein potentiel de leurs œuvres.

Le thème FRÉNÉSIE exprime bien le caractère dynamique de cet événement nocturne et offre aux artistes la possibilité d’ouvrir leurs horizons. Il évoque également l’importance du rôle du public, qui consiste en quelque sorte à donner un sens aux œuvres des artistes. La frénésie est une expérience sensorielle en soi qui peut atteindre des proportions grandioses dans l’espace restreint qu’occupe ce festival d’art urbain. Dans son article The Tourist Affect: Escape and Syncresis on the Las Vegas Strip, Rob Shields décrit le caractère changeant des émotions et explique que celles-ci « permettent le tissage de liens sociaux à l’intérieur d’un espace temporel et physique et, par le fait même, contribuent à inscrire les relations sociales dans un espace défini. Les émotions sont le point de contact entre l’espace physique et la vie sociale, tout comme corps et objets interagissent au sein d’un territoire donné » [traduction libre] (Shields 121). Ainsi, la frénésie est omniprésente, tantôt tangible, matérialisée dans les œuvres d’art présentées, tantôt impalpable, comme une barrière psychologique permettant au public patienter jusqu’à la tombée de la nuit.

Ressentie autant par les artistes que par les spectateurs, la frénésie (ou le hype), est une émotion individuelle vécue différemment d’une personne à l’autre. Paradoxalement, la deuxième acception donnée au mot hype, soit « battage », renvoie au sensationnalisme, à la promotion et au spectacle. La fébrilité grandit puis se dissipe, évoluant à mesure que la foule s’amasse puis se disperse, les participants prenant part à l’événement tout en échangeant et en redécouvrant l’espace qui les entoure. La frénésie constitue donc un aspect fondamental forgeant le caractère social d’événements comme la Nuit Blanche, durant lesquels des gens provenant de différents quartiers, groupes sociaux et communautés se réunissent non seulement pour partager une expérience, mais pour en accroître la signification et donner un nouveau sens à l’environnement où elle se déroule.

Ouvrages cités

Shields, Robert. The Tourist Affect: Escape and Syncresis on the Las Vegas Strip. Ecologies of Affect: Placing Nostalgia, Desire, and Hope. Ed. Tonya K. Davidson, Ondine Park et Rob Shields. Waterloo: Wilfrid Laurier Press, 2011. 105 – 126.

Lydia Myliokas est étudiante à la maîtrise en beaux-arts (études interdisciplinaires), Faculté des beaux-arts, University of Regina.

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The Birth and Death of Stars par Sanjeev Sivarulrasa

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À l’occasion de la prochaine Nuit Blanche Ottawa+Gatineau, Sanjeev Sivarulrasa présentera une installation comprenant six œuvres photographiques astronomiques obtenues par exposition longue imprimées sur aluminium. Ces images représenteront des régions du ciel nocturne où ont lieu la naissance et la mort d’étoiles.

L’artiste a pris ces clichés alors qu’il faisait un voyage dans l’est de l’Ontario. « Selon moi, un ciel nocturne parfaitement dégagé est un espace qui porte à la méditation et qui stimule les sens et les pensées. Dans les villes, le ciel paraît terne et monotone; la plupart des gens ne se donnent même pas la peine de lever les yeux pour le regarder. C’est la réalité des gens qui vivent dans la pollution lumineuse. Quand je m’éloigne à une heure de la ville d’Ottawa en voiture, le ciel est couvert d’étoiles d’un horizon à l’autre, ce qui m’amène à l’observer et être attentif », a-t-il affirmé.

Dans ses oeuvres, Sanjeev Sivalrulrasa s’intéresse à l’expérience subjective plutôt qu’à la réalité supposément objective. Il utilise un télescope portable, des objectifs, des oculaires et un appareil photo numérique; il passe toutefois plusieurs heures, voire parfois plusieurs nuits à capturer des images, qu’il assemble par la suite par traitement numérique dans son studio afin de créer une œuvre finale hétéroclite.

À l’occasion de la Nuit Blanche du 21 septembre, ses œuvres seront présentées à la Fritzi Gallery, sur la rue Wellington.

– Lee Jones

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Neon Forestation par O-Town Bombers

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La nuit, rien ne passe autant inaperçu que les arbres. À l’occasion de la prochaine Nuit Blanche Ottawa-Gatineau, les membres de O-Town Bombers remédieront à ce problème en sortant les arbres de l’ombre. Pour réaliser ce projet, ils couvriront 18 arbres de tricot fluorescent multicolore. En utilisant des fils aux couleurs phosphorescentes pour tisser l’étoffe, ces artistes feront rayonner la forêt nocturne, de la promenade Sussex à la cour du Clarendon.

Le groupe O-Town Bombers est né lors de la Nuit Blanche Ottawa+Gatineau 2012; l’artiste Justy Dennis voulait alors recouvrir un autobus de tricot. Le groupe compte maintenant 22 membres, dont le but est également d’égayer la ville tout en venant en aide à la communauté. Le fil utilisé pour l’élaboration de chaque installation est réutilisé. « Chaque installation démontée est utilisée pour confectionner des manteaux, qui seront ensuite distribués à High Jinx, une entreprise locale qui vient en aide aux personnes défavorisées de notre communauté », a affirmé Justy Dennis.

– Lee Jones

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Self-Reflection par Luminartists

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On entend souvent dire que la technologie est impersonnelle et qu’elle mène à la solitude. Toutefois, lorsqu’elle est utilisée à bon escient, cette chose que nous considérons si inhumaine peut engendrer l’effet opposé. Dans son œuvre, Anthony Scavarelli, qui détient une maîtrise en interaction homme-machine de l’Université Carleton, utilise la technologie pour explorer l’attachement et les réactions émotionnelles des êtres humains.

À l’occasion de la Nuit Blanche Ottawa+Gatineau, un événement artistique qui durera toute la nuit du 21 septembre prochain, Anthony Scavarelli présentera Self-Reflection, une œuvre expérimentale explorant le toucher affectif, un toucher qui suscite une réaction ou crée un lien émotionnel. Les participants toucheront une structure recouverte d’un tissu doux. Sur un écran, la silhouette d’un bambin réagira à ce toucher en manifestant de la joie, de la colère, de la tristesse ou de l’indifférence, selon la manière dont les spectateurs toucheront l’œuvre.

« J’ai toujours été fasciné par la croyance qui veut que nous ayons tous un enfant oublié en nous », affirme Monsieur Scavarelli. Enfants, nous avions tellement de rêves. En grandissant, il se peut que nous ayons rendu cet enfant fier, que nous l’ayons oublié ou trahi. En faisant en sorte que nous puissions littéralement interagir avec cet enfant grâce à une méthode simple, mon objectif est de créer un lien émotionnel entre la silhouette de l’enfant et le participant.

L’artiste perçoit son travail comme une expérience d’auto-découverte. Il pose la question suivante : « Est-il possible que l’interaction entre les participants et la silhouette de l’enfant devienne le reflet de la perception qu’ils ont d‘eux-mêmes? »

L’installation sera montée grâce à l’aide de Henri Kuschkowitz, le deuxième membre du groupe Luminartist, dont Anthony Scavarelli fait également partie. Ce groupe est reconnu pour ses installations interactives qui, montées dans des lieux publics, visent à rendre des messages visibles, mais aussi à favoriser la participation du public. Anthony Scavarelli a réalisé de nombreuses installations spectaculaires aux quatre coins d’Ottawa; Self-Reflection sera sans doute l’une des œuvres les plus passionnantes de Nuit Blanche.

– Lee Jones

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99 phares rouges par Britta Evans-Fenton

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L’usage répandu d’Internet, des médias numériques et des médias sociaux – dont la forme évolue constamment – fait en sorte que nous sommes continuellement « branchés » sur nos nombreux appareils de communication. Notre dépendance au Web a brouillé les frontières entre les individus et la collectivité; plus nos appareils nous permettent de devenir des « phares numériques », moins notre anonymat est préservé. Nous sommes toujours en contact avec le monde qui nous entoure.

Que ferions-nous sans Internet?

Consciente de ces enjeux, Britta Evans-Fenton, une artiste d’Ottawa (dont nous avons déjà parlé sur notre blogue) présente une installation-performance qui vise à attirer l’attention des spectateurs sur l’omniprésence des moyens de communication numériques et sur l’histoire insolite d’Internet. L’installation fera partie des projets qui seront présentés lors de la prochaine Nuit Blanche Ottawa+Gatineau.

Pour créer ce projet, Britta s’est inspirée de 99 Luftballons de Nena, une chanson protestataire qui est sortie durant la période de la guerre froide. Au fil de ses recherches, elle a découvert que la technologie qui est graduellement devenue le Web que l’on connaît aujourd’hui a d’abord été développée par l’armée américaine durant la guerre froide. La chanson de Nena évoque le contrôle qu’exerçaient les forces militaires sur les lignes de communication ainsi que la paranoïa et l’hystérie liées à la guerre.

99 phares rouges est une installation itinérante formée de 99 ballons rouges clignotants, qui seront retenus par des bénévoles qui les feront flotter un peu partout dans la ville. Ces ballons émettront des messages anonymes en code morse écrits par des membres des Forces armées canadiennes. La présence physique des ballons flottants représente l’image que nous entretenons des millions de messages qui « flottent » également dans les airs, voyageant entre les téléphones, les ordinateurs, les tablettes et les livres électroniques. Les ballons rappellent donc la prédominance de la messagerie numérique, tandis que les messages écrits par les soldats canadiens évoquent l’époque où Internet était un moyen de communication mis au point grâce à l’armée américaine.

Repérez les 99 phares rouges lors de la prochaine Nuit Blanche Ottawa+Gatineau, qui aura lieu le 21 septembre 2013.

Victoria Nolte

 

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Firefly par Lumipendant

 

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Que ce soit en mettant au point des machines volantes semblables à des oiseaux ou encore des caméras de surveillance volantes ayant la taille d’une mouche, de nombreux ingénieurs essaient depuis des années de recréer des animaux sous forme d’objets fabriqués. Sont-ils enfin parvenus à concevoir la réplique d’un animal? Et si quelqu’un avait réussi à mettre au point un appareil en tous points identique à un être vivant tant au point de vue de sa forme que de sa nature et dont la seule raison d’être serait d’être « maintenu en vie » par des humains sans que ceux-ci en tirent profit?

Mark StephensonMichael Grant et Darcy White, membres d’un collectif d’artistes nommé Lumipendant, ont conçu un tel appareil pour la prochaine édition de la Nuit Blanche Ottawa + Gatineau. Possédant la forme d’une luciole, Firefly est un pendentif activé par un module Arduino que les participants porteront durant l’événement. Ils pourront ainsi voir comment l’insecte réagira à son environnement. Lorsque celui-ci est malade, il envoie des signaux lumineux; les participants devront trouver des endroits stratégiques où échanger des données pour pouvoir maintenir leur petit compagnon en vie.

En plus de favoriser l’interaction sociale et l’utilisation de nouveaux médias, ce jeu social permettra aux participants d’exprimer leur créativité. En effet, chaque luciole manifestera un comportement qui lui sera propre en produisant une séquence de signaux lumineux unique qui variera selon des soins qu’elle recevra de ses « gardiens ».

Du point de vue de la biologie, la survie des êtres vivants dépend de leur environnement et de la quantité d’énergie que leur apportent leurs nutriments. Dans le cas des lucioles de Lumipendant, leurs muscles et leurs veines sont remplacés par des cartes de circuits imprimés et leur niveau d’énergie est traduit par un signal lumineux.

Le 21 septembre prochain, les lucioles vous attendront au marché By pour la durée de la Nuit Blanche Ottawa + Gatineau. Soyez au rendez-vous et venez célébrer l’innovation artistique!

Anna Paluch

(Source: artandsciencejournal.com)

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